mercredi 31 mai 2017

le rôle vital des émotions...



Le rôle vital des émotions dès la plus tendre enfance
Les émotions sont importantes à connaître et à reconnaître pour plusieurs raisons :
  • les émotions ne sont ni bonnes ni mauvaises, elles constituent  une réaction biologique à un événement extérieur
Quand on est connecté à ses émotions, on sait qui on est et on peut orienter notre vie vers ce qui nous correspond profondément.
Les émotions sont des renseignements, des signaux pour nous dire : tu en es à ce point là, essaie d’aligner ta vie avec ce que tu voudrais profondément être.
Il est alors nécessaire d’accueillir toutes les émotions chez soi et chez les autres sans jugement.
  • l’expression verbale des émotions est source de bien-être (à l’inverse la répression des émotions est source de stress)
Pour dire quand on est anxieux, triste, déçu ou encore en colère va apaiser une partie de notre cerveau. Cela nous déstresse littéralement de parler de toutes nos émotions (agréables et désagréables).
Ecouter les émotions des autres avec bienveillance est alors un grand cadeau à leur faire.

Le cerveau de l’enfant est immature et fragile
Jusqu’à 5/6 ans, l’enfant est traversé par de véritables tempêtes émotionnelles et ne peut vraiment pas se calmer seul. L’enfant vit ses émotions sans filtre : ce sont de grands chagrins (même pour ce qui semble une broutille à l’adulte), de grandes peurs (même pour ce qui semble anodin à l’adulte), de grandes colères (qui ressemblent à des comédies pour les adultes). Les fonctions de son cerveau qui lui permettraient d’analyser la situation et de prendre du recul afin de se calmer ne sont pas matures. 
Si l’enfant est laissé seul avec ses peurs, sa frustration, ses angoisses ou ses colères, son organisme sécrète des molécules de stress très toxiques pour son cerveau fragile. Quand on envoie un enfant se calmer seul dans sa chambre, quand on gronde un enfant parce qu’il fait un caprice, on inhibe la maturation de son cerveau.
Les recherches en neurosciences nous aident à comprendre que l’enfant ne peut rien faire face à ses tempêtes émotionnelles et qu’il est inutile de le menacer ou de le punir.
Une attitude chaleureuse, empathique et bienveillante fait maturer le cerveau de l’enfant d’un point de vue intellectuel et affectif
Quand les adultes sont capables d’apaiser, de sécuriser, de consoler et d’accueillir les émotions de l’enfant, différentes parties du cerveau de ce dernier croissent :
  • le cortex préfrontal
Plus le cortex préfrontal est développé, plus l’enfant développe sa capacité à l’empathie, à faire des choix, à aimer, à avoir un sens éthique et à gérer ses émotions.
  • l’hippocampe
L’hippocampe occupe une place centrale dans l’apprentissage et la mémoire. Le fait de soutenir et d’encourager les enfants dès la plus jeune enfance dope la croissance de l’hippocampe : une éducation bienveillante peut donc favoriser les apprentissages d’un point de vue neurologique.
Quand un enfant est stressé (par des menaces, du chantage, des humiliations, des coups, de l’isolement…), il sécrète de l’adrénaline et du cortisol à des taux trop élevés. Le cortisol a un effet toxique et détruit des neurones dans le cortex préfrontal et dans l’hippocampe.
Les interactions avec les adultes modifient en profondeur la structure du cerveau de l’enfant. Un enfant laissé souvent seul en proie à une tempête émotionnelle, un enfant dont les émotions ne sont pas écoutées ou, pire, niées devient peu résistant au stress : il sera plus sensible à l’anxiété et plus enclin à l’agressivité.
L’attitude idéal des adultes avec les enfants est de :
  • mettre des mots sur les émotions des enfants (tu es triste/ fâché/ déçu/ en colère/ dégoûté/ tu as eu peur…)
  • comprendre l’émotion (tu es… parce que… et c’est difficile pour toi)
  • apaiser l’enfant par le ton de la voix et l’attitude, par des contacts physiques
Qu’est-ce qui se passe dans le cerveau de l’enfant quand nous nous montrons empathiques et chaleureux ?
A chaque fois qu’un être humain est dans une ambiance agréable, avec une personne empathique, chaque fois qu’un regard bienveillant est posé sur lui ou qu’il reçoit des caresses, des gestes tendres, des sourires, son organisme sécrète de l’ocytocine.
L’ocytocine est une hormone qui permet de :
  • faire preuve d’empathie envers autrui
  • faire face au stress (l’ocytocine est le meilleur anxiolytique qui soit, dixit Catherine Gueguen !)
  • donner confiance en soi
  • aimer
  • coopérer
La sécrétion d’ocytocine s’accompagne de sécrétion d’autres molécules :
  • endorphines (la molécule du bien-être)
  • la sérotonine (un stabilisant de l’humeur)
  • la dopamine (la molécule qui donne plaisir à vivre, qui motive et qui rend créatif)
Quand on reçoit beaucoup d’ocytocine, pas besoin d’anti-dépresseur !
Etre empathique, bienveillant et chaleureux donne des êtres humains en bonne santé mentale. L’être humain est fait pour avoir des relations satisfaisantes. Il existe des cercles vertueux et ça vaut le coup d’apprendre l’empathie et la communication non violente (CNV) pour briser les cercles vicieux et les remplacer par des cercles vertueux.
Devenir bienveillant transforme soi-même et transforme la relation avec les autres. Cet effort sera d’autant plus récompensé que le plus important facteur de résilience est la rencontre de personnes bienveillantes, soutenantes, aimantes, aussi bien dans la vie familiale que sociale. Le cerveau humain étant plastique, l’avenir des enfants n’est pas tout tracé : des modifications positives dans les relations familiales quel que soit l’âge de l’enfant pourront « arroser » le cerveau de l’enfant :-).
Plus de ressources pour cheminer vers la bienveillance :

site: apprendreaeduquer.fr 


dimanche 21 mai 2017

VIVE L'EMPATHIE DANS LES ECOLES: L'EXEMPLE A TRAPPES

Article diffusé sur le site "positivr"

Et si chaque école fondait sa pédagogie sur l’empathie et l’écoute réciproque ? C’est l’expérience qu’a tentée une école de Trappes et, depuis, les résultats sont pour le moins spectaculaires. Les élèves s’y montrent désormais plus concentrés, plus calmes et plus solidaires et le nombre d’incivilités a considérablement chuté. Lumière sur une initiative exemplaire, inspirante et réussie.
Dans cette école classée en zone d’éducation prioritaire (ZEP), la direction a mis en place toute une série de mesures encourageant les élèves à exprimer leurs émotions, à échanger entre eux et à régler leurs conflits par eux-mêmes. L’objectif ? Que chacun puisse se mettre à la place de l’autre et comprendre ce qu’il ressent. On appelle ça l’empathie… et ça a tendance à porter de très jolis fruits… Jugez-en par vous-même grâce ce reportage signé France 3 :


La suite sur ce lien

http://positivr.fr/ecole-trappes-pedagogie-fondee-sur-empathie/

samedi 22 avril 2017

RDV avec la CNV à PARIS


http://www.cnvformations.fr/index.php?m=3&ms=132


Vous voulez découvrir ou faire découvrir la Communication NonViolente ?
Présentation
ludique et participative de la Communication NonViolente
Éliane Régis

Date : 16 mai 2017
Horaires : 19h00 à 22h00
Lieu : Forum 104
104, rue de Vaugirard, 75006 Paris

Pour tout public. Nombre de places limité, réservation en ligne conseillée :
https://www.weezevent.com/et-si-la-cnv-m-etait-jouee


Soirée découverte de la CNV
Un art de vivre avec soi et avec les autres selon le processus de Marshall Rosenberg
Michelle Guez

Date : 22 juin 2017
Horaire : 19h00 à 21h30
Lieu : Maison d´Accueil Adèle Picot
39 rue Notre Dame des Champs
75006 Paris


Tel. M. Guez : 06 12 97 55 94
Accueil sur place à partir de 18h45 (sans inscription à l´avance, il est inutile de téléphoner).
Participation aux frais de la salle : 10 € (6€ pour les personnes en recherche d´emploi et/ou soucis de budget).

samedi 15 avril 2017

La méditation de pleine conscience agit sur le cerveau

Article à lire sur le lien:

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/14096-La-meditation-pleine-conscience-agit-sur-le-cerveau

La méditation pleine conscience agit structurellement sur le cerveau et réduit un marqueur biologique de l’inflammation, l’interleukine-6.


Ses bienfaits sont vantés contre les effets secondaires de la chimiothérapie, en prévention du diabète, dans le traitement de la dépression et de la douleur. Mais comment, au juste, fonctionne la méditation pleine conscience (mindfulness meditation) ? Voilà un sujet qui agite les cerveaux depuis la création de la discipline en Occident, en 1975. L’université Carnegie Mellon apporte une piste de réponse dans la revue Biological Psychiatry.
Cet essai randomisé est de petite taille, 35 adultes au chômage et stressés, mais il livre des conclusions intéressantes. La moitié des volontaires a intégré un programme de relaxation, l’autre un programme de méditation pleine conscience pendant trois jours. Au début et à l’issue de cet entraînement, ils ont passé un scanner cérébral au repos et ont fourni des échantillons sanguins.

Une meilleure résilience

La méditation pleine conscience a des effets structurels sur le cerveau, concluent les chercheurs. Les volontaires qui en ont bénéficié présentent plus de connectivité dans le cortex préfrontal dorso-latéral, impliqué dans l’attention et la fonction exécutive. Ce bénéfice ne s’observe pas dans le groupe relaxation.
La pleine conscience se révèle aussi très intéressante sur le plan de l’inflammation : elle réduit le taux d’interleukine-6, qui est un marqueur inflammatoire. « Nous pensons que ces changements cérébraux fournissent un marqueur neuro-biologique d’amélioration du contrôle exécutif et de résilience au stress, de telle manière que la méditation pleine conscience améliore la capacité du cerveau à nous aider à gérer le stress », estime David Creswell, co-auteur de l’étude. De quoi motiver les plus indécis.
Mais encore faut-il atteindre l’état de méditation pleine conscience.


mardi 11 avril 2017

Cours de méditation parent/enfant 23/04/2017

Article diffusé par PSYCHOLOGIES MAGAZINE

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UN COURS ENFANT + PARENT de 11h à 12h30
Ce cours propose une méditation guidée joyeuse et ludique. Un moment unique à partager à deux ou en famille auprès d’un spécialiste de la méditation pour enfants, qui vous proposera des exercices à reproduire chez vous.
Laurent Dupeyrat constate : « Les enfants sont de plus en plus pressurisés, énervés, angoissés... Ils ont beaucoup de sollicitations extérieures et très peu de temps pour eux. Or, s’arrêter fait du bien. La méditation leur permet de se poser instantanément. Au bout d’une heure, ils sont déjà plus calmes, plus sereins. Ils prennent de la distance avec leurs notes, leur téléphone portable, leurs soucis… La méditation procure comme une bouffée d’oxygène, les enfants disent “je me sens bien”. »

Venez profiter, ensemble, des bienfaits de la méditation pour le corps et l’esprit !

Voici un peu plus d’informations sur ces 2 grands experts :

- Fabrice Midal est le fondateur de l’École occidentale de méditation laïque, dans laquelle il enseigne. Il est aussi philosophe et écrivain. Il est l’auteur de « Foutez-vous la paix ! Et commencez à vivre » (Flammarion-Versilio), un livre pour se libérer des injonctions, vivre sereinement sans se poser de questions et oser enfin être soi.
- Laurent Dupeyrat, diplômé de la Sorbonne et enseignant chercheur, a été formé en Asie à de nombreuses techniques. Son dernier ouvrage, « J’ai rendez-vous avec le vent, le soleil et la lune : méditations pour les 7-12 ans » (éditions de La Martinière), propose une initiation ludique à la méditation en famille.

Ne manquez pas cette matinée exceptionnelle et achetez dès aujourd’hui votre place en vous rendant sur notre billetterie :
https://www.weezevent.com/meditation-psychologies

Nous restons à votre entière disposition pour toute information.

Très cordialement,

Nadine Vitu
Editrice de PSYCHOLOGIES